Audiovisuel : des pros au service de tous

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À la découverte du service audiovisuel de l’université, rouage essentiel de l’organisation du Summer break, le grand concert de fin d’année universitaire qui accueille 5 000 étudiants, en compagnie de Victor, étudiant en master Information communication.

paru le 28/08/2026 - Mise à jour le 03/09/2026 (11:02)

Foule de concert devant la scène, avec éclairages multiples

Concert du Summer Break 2026.

9h30 sur le campus Cité scientifique, une camionnette garée devant le service audiovisuel de l’université, est prête à être chargée.

Direction le Summer break festival, en cours d’installation à quelques minutes de là. Malgré une météo venteuse, l’équipe technique a commencé les aménagements la veille. « On a de la chance avec le temps aujourd’hui, c’est déjà ça ! » commente en nous accueillant Frédéric Boudenoot. Un café rapide et ce dernier nous emmène pour un petit tour de présentation du service audiovisuel dont il est l’adjoint. Une équipe de 15 personnes en charge de projets événementiels ou de production vidéo très variée, où se côtoient chefs de projets, cadreurs, monteurs, graphistes, ingénieurs du son et techniciens. Passés les premiers bureaux, notre guide pousse la porte du plateau vidéo, pièce centrale du bâtiment. Dans cette salle noire d’environ 150 m², Victor contemple un véritable studio de tournage professionnel avec fond vert permettant l’incrustation d’images. Derrière des vitres, une double régie permet de confiner les échanges oraux et d’interagir avec les personnes en plateau sans perturber l’équipe technique. Émissions
 d’à vous le sup’ ou ULille Talk diffusée en live sur Twitch… différents décors s’installent ici, au gré des sujets traités.

Que ce soit en plateau ou sur d’autres sites, le service assure un grand nombre de prestations pour les besoins de la communication (événements), de la formation (vidéos pédagogiques) ou de la recherche (médiation scientifique), parmi plus 300 demandes par an. « Pour tous ces projets, notre accompagnement ne se limite pas à la technique puisque nos chargés de projets participent régulièrement à l’écriture et la scénarisation » précise Frédéric Boudenoot. Sa collègue Perrine Lefrileux, cheffe de projet médiation et culture scientifique, suit ainsi de nombreux dossiers comme la série de vulgarisation scientifique Kézako réalisée avec des chercheurs, la série documentaire « Transition ! » qui questionne notre société en mutation, ou encore l’émission de débat public La grande enquête diffusée sur la chaîne Esprit sorcier TV. Des vidéos entièrement produites ou juste captées par le service qui sont ensuite diffusées sur la webTV et/ou la chaîne Youtube de l’université, mais également de plus en plus souvent sur les réseaux sociaux.

« Au niveau vidéo, on est largement au niveau d’une petite boîte privée.La fusion des trois universités a permis de mutualiser les moyens et de proposer des prestations d’une très grande qualité. »

Frédéric Boudenoot, chef de service adjoint, service audiovisuel

« Au niveau vidéo, on est largement au niveau d’une petite boîte privée. La fusion des trois universités a permis de mutualiser les moyens et de proposer des prestations d’une très grande qualité » explique avec fierté l’ingénieur, qui ajoute qu’au sein de l’Association nationale des services TICE et audiovisuels de l’enseignement supérieur et de la recherche (ANSTIA), le service lillois est particulièrement envié. « Quand on évoque la vidéo immersive à 360° réalisée avec nos sportifs de haut niveau diffusée pour les vœux de 2024, les yeux de nos homologues brillent. Dans la plupart des établissements du réseau, les équipes font un peu de production vidéo et très peu d’événementiel. Leur quotidien est généralement concentré sur la gestion des infrastructures, une mission qui est gérée chez nous par nos collègues de la direction du numérique ».

Au bout du couloir, nous atteignons la zone de stockage. Équipée de gants et chaussures de sécurité, une partie de l’équipe est en train de charger le camion de grandes malles pleines de matériel. Lumières, écrans, régie, tables de mixage, mélangeurs, mais également câbles, structures et pieds métalliques, outils… tout est parfaitement rangé et aligné dans trois pièces que gère un personnel dédié à la préparation du matériel. « En plus du renouvellement des équipements en fin de vie, nous essayons d’investir un peu chaque année dans du matériel plus avancé, ce qui nous permet de grandir petit à petit et de proposer des prestations de plus en plus qualitatives. Un investissement rapidement rentabilisé étant donnés les tarifs pratiqués dans le privé. » précise Frédéric.

« En plus du renouvellement des équipements en fin de vie, nous essayons d’investir un peu chaque année dans du matériel plus avancé, ce qui nous permet de grandir petit à petit et de proposer des prestations de plus en plus qualitatives. »

Frédéric Boudenoot

Le camion est parti, nous le retrouvons un peu plus tard avec Victor sur la plaine où se tient le festival. Quelques heures seulement avant l’ouverture des portes aux étudiants, les équipes techniques sont sur le pont. Toutes les 5 minutes, en véritable chef d’orchestre, Frédéric est interpellé pour des ajustements ou problèmes de dernière minute.« Trop court le câble de la fibre optique ? Pas de problème, on va trouver une solution ! »

Frédéric a l’habitude des imprévus, c’est même ce qu’il aime le plus dans ce métier. « Il y a deux ans au Summer break, il y a eu de l’orage et les écrans latéraux se sont éteints. On a investigué rapidement et découvert qu’une prise avait pris l’eau. En moins d’1h le problème était réglé, sans perturber le spectacle. » se souvient-il. « Horaires décalés, efforts physiques, charge mentale… il faut aimer ça ! C’est un métier passion qui n’est clairement pas de tout repos ».

Après un petit tour de scène pour montrer à Victor les quatre caméras installées, Frédéric le dirige vers les différentes régies, tonnelles noires et discrètes installées tout autour de la scène.Dans celle du plateau Twitch dont l’émission sera diffusée en live pendant la soirée, Victor découvre les déroulés préparés à l’avance, que les techniciens doivent suivre à la lettre pour pouvoir jongler entre les différentes images à diffuser sur la chaîne.

17h,

les portes du festival s’ouvrent et le live Twitch est lancé. Toujours en régie, Victor observe les techniciens basculer d’une prise de vue à l’autre, et filtrer les messages communiqués aux animateurs. Cheerleaders, présentation de la cellule handicap et de la boutique de l’université… l’émission se déroule tranquillement tandis que les étudiants arrivent petit à petit.

17h35

le DJ set commence, Victor sort des coulisses et part rejoindre ses camarades pour profiter de la soirée. Quand il quittera le festival à 23h, il faudra encore deux heures aux équipes du service audiovisuel pour démonter et recharger le matériel… jusqu’au prochain événement ! ■

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