De la culture aux métiers

Catégories : Magazine #8 Dossier Formation Offre de formation

Ils sont les chevilles ouvrières de la culture en Hauts-de-France et même de l’autre côté de la frontière. Anciens étudiantes et étudiants des formations de l’Université de Lille, on les retrouve un peu partout dans différentes structures et associations, tissant des liens avec les publics, favorisant l’inclusion de toutes et tous, et démontrant qu’il y a mille et une manières d’œuvrer à l’art et à la culture.

paru le 26/08/2026 - Mise à jour le 03/09/2026 (11:02)

Un jeune homme, genoux fléchis en kimono fait face à trois jeunes filles vêtues de tissus colorés

Performance des étudiants de l’Université de Lille au Louvre Lens en mars 2026

Bérangère Harouet

Alors étudiante en licence Arts du spectacle à Rennes, Bérangère réalise un service civique qui définit les contours de son objectif professionnel : faire le lien entre le spectacle vivant et ses publics. Après s’être rapprochée d’alumni dans les différents masters Culture et communication proposés sur l’hexagone, elle jette son dévolu sur celui de Lille et débarque dans la région en 2018. « En plus de proposer une formation de qualité, ce master peut s’appuyer sur un paysage culturel particulièrement riche, avec qui il entretient des liens très forts. » explique la jeune femme. Après un premier stage à Culture commune dans le bassin minier, puis un deuxième au Grand T à Nantes, c’est en terre lilloise qu’elle décide finalement de laisser ses valises après avoir obtenu son diplôme.

Après quelques mois au Théâtre du Nord, elle intègre en 2021 les équipes du Grand bleu - Scène Conventionnée d'intérêt national "Arts, enfance, jeunesse" − à l’accueil et la billetterie. Aujourd’hui, la jeune femme travaille le lien entre la programmation artistique et les partenaires socio-éducatifs locaux en tant que chargée des relations avec les publics. Des missions riches qui passent par la mise en place de projets d’actions culturelles avec des publics très divers. « Nous gardons également des liens forts avec l’Université de Lille, en proposant des parcours métiers, des visites aux étudiants ou encore la venue à des spectacles » précise Bérangère, qui fait également aujourd’hui partie du jury de son ancien master. ■

Matéo Mullet

Originaire du Nord, Matéo Mullet ne se destinait pas particulièrement à une carrière dans la culture, mais il a toujours baigné dedans. « Depuis tout jeune, je pratique du théâtre, du cirque ou encore de la sculpture », raconte-t-il.

Après une prépa Lettres et sciences sociales à Douai, et attiré par les métiers de la communication, il arrive en licence à l’IAE de Lille où il restera afin d’y effectuer un master Marketing communication culture. C’est lors d’une alternance à la métropole européenne de Lille (MEL) qu’il se rapproche du secteur culturel. Une expérience décisive qui l’amène à rejoindre ensuite l’équipe d’organisation de lille3000, avant d’occuper aujourd’hui le poste de chargé de communication digitale pour Lille Grand Palais.

« J’ai toujours eu de la chance dans mes recherches d’emploi, car être diplômé de l’IAE de Lille apporte une vraie crédibilité. La communication et la culture sont des secteurs très concurrentiels, mais notre région est particulièrement dynamique culturellement ! » précise celui qui évolue depuis près de six mois dans le lieu incontournable des événements lillois. ■

Virgile Lopes

« Je rêvais de trouver un travail auquel je serais heureux de me rendre » raconte Virgile Lopes, diplômé du master Management des institutions culturelles de Sciences Po Lille, un secteur dans lequel il a toujours souhaité travailler.

Dès son arrivée à Sciences Po Lille, il s’investit dans la vie culturelle de l’établissement en devenant bénévole au sein d’une association étudiante et, en parallèle de ses études, il travaille pour le Festival baroque de Pontoise, dont il deviendra ensuite membre du conseil d’administration.

Après une alternance au sein de l’Opéra de Lille, il y est rappelé quelques années plus tard alors qu’il est en poste ailleurs. « C’était un heureux hasard car je cherchais justement un nouveau travail. J’avais gardé contact avec des anciens collègues et ils ont pensé à moi », raconte Virgile. Pendant neuf mois, il s’imprègne du milieu culturel local et se forge une solide expérience. Une étape décisive qui le mène finalement au poste qu’il occupe aujourd’hui depuis près de quatre ans : adjoint à la coordination du festival franco-belge d’arts NEXT. La boucle est bouclée, le féru d’art et de culture étant en charge d’un festival… ■