En 2026, de nouvelles formations
Catégories : Magazine #8 Actualités des formations Formation Offre de formation
paru le 28/08/2026 - Mise à jour le 03/09/2026 (11:02)
En 2026, l’Université de Lille a fait évoluer son offre de formation. Elle entend ainsi répondre au plus près aux besoins du territoire des Hauts-de-France et de ses acteurs. Conçus en lien étroit avec les collectivités, les entreprises et le monde socio-économique, ces nouveaux parcours qui complètent ou modifient ses formations, s’appuient sur les forces scientifiques et pédagogiques de l’université afin d’accompagner les transitions du territoire et les grands défis contemporains, qu’ils soient écologiques, sociaux, numériques, européens, etc.
Une formation exigeante mêlant droit et économie
La « double-licence » en droit et en économie, jusqu’ici inexistante dans la région, vise d’abord à ouvrir des esprits à deux types de raisonnement, juridique et économique. « Avoir des juristes avec une culture économique est très précieux pour les entreprises » rappelle Laura Vitale, professeure de droit et co-responsable de la double-licence. « Quand on développe des activités économiques, renchérit Sophie Massin, professeure en sciences économiques et co-responsable de la formation, il est important aussi de savoir quel est le contexte juridique, comment passer des contrats, etc. » Les débouchés visés sont plutôt des cadres qui vont gérer des dossiers complexes, par exemple en droit des affaires, audit, finance, conseil, etc.
La formation répond aussi à une demande de certains étudiants pour des filières sélectives et synonymes de charge de travail importante. « De cette manière, ils envoient un signal aux responsables de master indiquant qu'ils se sont donnés les moyens de leur réussite » explique Laura Vitale. Pour cette rentrée prochaine, une promo de 60 étudiants (pour environ 1 400 candidatures) a été sélectionnée sur la base de bonnes notes dans toutes les matières ainsi qu'un bon niveau en maths, requis en économie.
Répondre aux bouleversements du secteur de l’énergie
Depuis les différentes crises − Moyen Orient, Ukraine… −, l’énergie est au cœur des enjeux actuels. Et la souveraineté électrique européenne passe par les Hauts-de-France, terre de production où s’implantent plusieurs gigafactories. « Pour toutes ces raisons, il fallait renforcer, mieux coordonner et rendre plus visibles les formations liées à l’énergie » raconte Betty Semail, professeure à l’école d’ingénieur Polytech Lille et co-titulaire de la chaire « Transitions énergétiques ».
C’est chose faite au sein d’un « programme gradué » Sustainable Energy & Applications qui regroupe un nouveau master (voir ci-dessous) sur la transition énergétique, 4 parcours sur le génie électrique et l’automatique, un master de génie mécanique et la filière « Énergie et industries du futur » de Polytech Lille. « On est dans un domaine où les étudiants n'ont pas de difficultés à trouver un emploi, avec des salaires attractifs. Mais pour réellement anticiper les technologies de demain, il est important de poursuivre en thèse » explique Betty Semail, quand beaucoup peuvent être tentés par une embauche rapide en fin de master ou d’école d’ingénieur. C’est pourquoi l’une des missions du programme est de montrer la valeur ajoutée du doctorat, mais aussi d’ouvrir ces profils scientifiques aux grands enjeux énergétiques par des approches sociales, économiques, juridiques, etc.
Un master sur la transition énergétique
Pas facile de former dans le domaine de l’énergie, tant les évolutions sont rapides. « Pour les appréhender, une formation scientifique poussée, mêlant théorie, expérience et numérique et faisant intervenir physique, chimie et sciences de la terre est nécessaire » expliquent Claire Bossenec et Clément Evain, enseignants-chercheurs et co-directeurs d’études de ce nouveau master. Une enquête auprès des employeurs du secteur l’a confirmé :il manquait un master formant des spécialistes des sources d’énergie, de la gestion et de l’efficacité énergétique des bâtiments, entre autres (réseau de chaleur, isolation, batterie, biomasse, géothermie, etc.). Le nouveau master Physique de la transition énergétique (Phyltre) va donc accueillir à la rentrée une vingtaine d’étudiants, souvent issus de filières orientées physique.
Une formation scientifique ambitieuse, inclusive et en phase avec les enjeux contemporains
La formation Prisme est un cycle pluridisciplinaire d'études supérieures (CPES). Elle combine les atouts des classes préparatoires et du 1er cycle universitaire, avec un fort encadrement pédagogique, des effectifs limités et un volume horaire conséquent, tout en s’appuyant sur la recherche universitaire, l’ouverture aux laboratoires et la découverte des métiers scientifiques. S’ils valident ces 3 ans de formation au lycée César Baggio à Lille, les étudiants seront titulaires de deux licences (Sciences et technologies et une autre mention, liée à leur choix de spécialité), et auront une poursuite d’études sécurisée, poursuivant, sans concours, leurs études dans les écoles d’ingénieurs de l’Université de Lille (Polytech Lille ou l’ENSAIT), ou en master à la faculté des sciences et technologies. Pensée pour favoriser l’égalité des chances, Prisme réserve 40 % de ses places aux étudiants boursiers, 50 % aux femmes et recrute dans l’ensemble des Hauts-de-France. Des places sont aussi disponibles à l’internat du lycée Baggio à Lille. ■