Reprendre ses études pour se reconstruire

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Après un parcours marqué par de nombreuses épreuves, Laurie Declercq a fait le choix, à l’automne 2024, de reprendre ses études à l’Université de Lille. Une décision déterminante, qui lui a permis de renouer avec la confiance et de tracer un nouveau projet de vie.

paru le 26/01/2026 - Mise à jour le 29/01/2026 (15:20)

Deux hommes et deux femmes, dont une tient une affichette de prix. Derrière eux, des kakémonos

Laurie Declercq (3e à partir de la gauche) lors de la remise du prix Lebrun.

Comme beaucoup, Laurie Declercq a longtemps regretté de ne pas avoir poursuivi ses études. Après plusieurs formations et stages dans le secteur du tourisme, elle enchaîne des emplois alimentaires avant de devenir mère. Sa trajectoire est ensuite brutalement interrompue par des problèmes de santé, et un licenciement pour inaptitude médicale. « Quand j’ai touché le fond, tant sur le plan de la santé que financier, j’ai voulu transformer cette faiblesse en force », confie-t-elle.

C’est dans ce contexte qu’elle s’inscrit au diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU) qui permet de reprendre des études sans avoir le bac. Si la démarche lui semble d’abord être « un pas en avant, deux pas en arrière », l’expérience se révèle décisive. Accueillie dès septembre 2024 par une équipe pédagogique engagée, elle dépasse rapidement ses appréhensions liées à son niveau académique. « J’avais peur de ne pas être à la hauteur, mais mes résultats ont été très bons. Cela m’a redonné confiance », explique-t-elle.

Son investissement et l’excellence de ses résultats conduisent ses enseignants à lui proposer de candidater au prix André Lebrun, qui met en lumière des parcours de reprise d’études exemplaires, et elle le remporte. « C’est bien plus qu’un prix. C’est une reconnaissance, un message d’espoir », souligne-t-elle. Forte de cette réussite, Laurie Declercq poursuit aujourd’hui son parcours en première année de licence de psychologie. À terme, elle souhaite s’orienter vers des métiers de l’accompagnement auprès de personnes fragilisées. Elle choisit de rester à l’Université de Lille, dont les équipes pédagogiques ont constitué pour elle un cadre sécurisant et exigeant, déterminant dans la poursuite de son projet. « Je tiens à remercier l’université et les enseignants pour la confiance qu’ils m’ont accordée. Ils m’ont permis de reprendre confiance en moi et de croire à nouveau en mes capacités », souligne-t-elle. « La résilience n’est pas un mot, c’est un chemin. Reprendre mes études, c’est reprendre ma liberté », conclut-elle. ■