Simon Zobel : « Guider et transmettre »
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paru le 26/01/2026 - Mise à jour le 29/01/2026 (17:04)
Simon Zobel et Antoine Pérel
Lire à des étudiants déficients visuels leurs sujets d’examen. Rédiger leurs copies sous la dictée. C’est l’une des missions de Simon Zobel à l’université, aux côtés de celles d’un « preneur de notes », qui doit être rigoureux et assidu afin de pouvoir restituer les cours aux camarades de promotion qui en ont besoin. En parallèle, il remplit des missions d’accueil à la maison des étudiants. Des exercices de transmission que Simon prend beaucoup de plaisir à réaliser car ils viennent enrichir son cursus.
Originaire des Flandres, Simon intègre l’Université de Lille en 2023 pour y suivre une licence d’histoire. Il opte alors pour l’option « Académie ESJ » proposée par l’école supérieure de journalisme (ESJ Lille), qui permet d’acquérir les bases du métier, et devient correspondant à l’hebdomadaire l’Indicateur des Flandres.
Esprit sain dans un corps sain, et malgré un agenda déjà bien chargé, Simon a toujours dédié une place importante au sport dans son quotidien. Tombé très tôt dans l’athlétisme, il brille rapidement avec son club de la Gorgue, auquel il est resté fidèle jusqu’à l’année dernière (il a rejoint aujourd’hui le Lille Métropole Athlétisme). C’est d’ailleurs via son ancien club qu’il est repéré pour guider le para triathlète Antoine Pérel, également licencié dans les Flandres au club d’Hazebrouck. Médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Paris 2024, ce dernier souhaite en effet se lancer de nouveaux défis, en tentant notamment de battre le record de France du 10 km route.
Un nouveau challenge pour Simon, mais sans véritable préparation spécifique. « Relié à Antoine par le poignet, mon rôle est d’assurer sa sécurité, en lui décrivant l’environnement et les éventuels obstacles. Pour cela, il faut avoir un peu de marge sur le temps visé car cela nécessite de garder toute sa lucidité. » explique Simon. Les deux coureurs doivent également synchroniser leurs cadences et leurs foulées, malgré une différence de gabarit importante (Simon fait une demi-tête de plus qu’Antoine).
Le 16 mars dernier, le duo a ainsi tenté de battre le record de France du 10 km à Lille, avec à la clé un ascenseur émotionnel important. « Le départ a été compliqué car c’était la bousculade et nous avons failli tomber dans les premiers mètres. » se souvient Simon. Ce jour-là, l’objectif du duo est cependant bien atteint au niveau du chrono (34’48’’ contre le précédent record à 34’52’’) mais, hasard du calendrier, le record a aussi été pulvérisé le matin même par son détenteur, pour atteindre 33’36’’... Une première expérience qui n’a pas refroidi Simon. Malheureusement blessé depuis quelques mois, il n’a pas encore retenté l’exploit mais nul doute qu’il réenfilera ses baskets prochainement pour relever de nouveaux défis, aux côtés d’Antoine ou en solo. ■