Planter des micro forêts en milieu urbain
Catégories : Magazine Dossier Recherche Science & société
paru le 26/01/2026 - Mise à jour le 26/01/2026 (17:06)
Le collectif L’Arrassine à l’œuvre au croisement entre deux autoroutes. (crédit : L’Arrassine)
En 2019, un collectif de planteurs enthousiastes décide d’implanter une micro forêt urbaine près de la station Porte d’Arras à Lille, afin de lutter contre le changement climatique. Une forêt conçue selon la méthode du botaniste japonais Miyawaki, avec un peuplement particulièrement dense et diversifié d’essences locales, censé permettre une colonisation 10 fois plus rapide qu’une forêt classique. Baptisé L’Arrassine en référence à sa première action, le collectif monte en puissance au fil des ans et reproduit la démarche sur plusieurs parcelles, notamment une butte au croisement de l’A1 et de l’A25 qui a longtemps hébergé une création artistique de pissenlits géants, et accueille aujourd’hui trois peuplements de forêts Miyawaki.
C’est pour mesurer les effets de ces forêts et de leur âge sur la biodiversité et la qualité des sols que le collectif s’est rapproché de la boutique des sciences en 2024. La mise en contact avec l’équipe de Sébastien Lemière au laboratoire de génie civil et géoenvironnement (LGCGE) a permis le recrutement d’une étudiante de master, qui a mis en place et déployé un protocole d’analyse comparative des trois forêts (même si le site autoroutier, trop isolé, est difficile à coloniser). « Des travaux sur les micro forêts qui se poursuivent aujourd’hui avec la municipalité de Fâches-Thumesnil et des étudiants de master 2 » explique Sébastien Lemière. ■
La boutique des sciences
➊ Créée il y a 10 ans, la boutique des sciences propose un accompagnement et un soutien financier aux acteurs du monde socio-économique (collectivités, associations) afin qu’ils puissent collaborer avec la recherche académique.
Mieux vivre demain en ville
Après les inégalités et l’énergie, c’est la « résilience urbaine » qui sera le thème en 2026 du laboratoire Inspirons demain. Ses travaux, qui réunissent chaque année des acteurs du territoire et de l’Université de Lille, visent à nourrir l’action publique.